dimanche 2 mars 2014

Venise, le 26 février 2014


Nous voilà donc à Venise pour ce fameux Carnaval, dont j'ai tant entendu parler et auquel je rêvais de participer... Peut-être pas de me masquer pour une première fois, mais au moins de regarder.

Dès que nous sortons de notre hôtel et marchons vers la Place San Marco qui est à 5 minutes, nous commencons à rencontrer des gens déguisés. Dommage que je ne puisse plus vous transmettre de photos, car j'en ai fait de magnifiques. Les gens portant des costumes plus beaux les uns que les autres et différents d'un jour à l'autre.

Ces festivités remontent au Xe siècle. En 1094, le carnaval est mentionné dans un édit du premier doge de Venise Vital Faliero de Doni. Les siècles suivants, l'aristocratie prend en main la fête mais continue à associer le peuple aux divers jeux. Le but premier du carnaval de Venise était d’abolir les contraintes sociales habituelles. Le riche devenait pauvre et vice versa, les personnes qui se connaissaient bénéficiaient du privilège de ne plus avoir à se saluer grâce à l'incognito procuré par les masques apparus au XIIIe siècle. Mais ce n'est qu'à partir du XVIIe siècle, à l'époque baroque, que le mythe du carnaval de Venise s’est répandu dans toute l'Europe.

Hélas, en 1797, Napoléon, vainqueur des vénitiens interrompt la tradition : il craint les révolutionnaires, et surtout les émeutiers se cachant sous leurs masques.  Et pendant près de 2 siècles, le Carnaval n'aura pas lieu. Les autrichies essaient bien de le remettre au goût du jour, mais c'est sans grand succès et il faudra attendre 1979 pour que sur l'initiative de citoyens de Venise soutenus par la Municipalité de la ville pour que le Carnaval soit relancé.


Toute la journée, nous avons déambulé dans les venelles dans le quartier de San Marco et le long du Grand Canal. Nous sommes allées manger une glace à côté du Pont du Rialto : tout le monde connaît ce pont qui à la forme d'un accent circonflexe! En fait il a été le premier pont à franchir le Grand Canal..

Dès le XIIe siècle, un pont se révélait nécessaire pour relier les deux rives du Grand Canal, le commerce de Venise se concentrant dans le quartier du Sestieri San Polo. Il y avait (et il y a toujours) les grands marchés aux poissons et aux légumes, mais en plus c'est là que les banquiers officiaient. Le premier "pont" en 1172 était en fait une succession de barques. Mais cela n'étant pas très pratique, l'on décida de construire un pont en bois. En bois, car moins coûteux puisque ne nécessitant pas autant de pieux : en effet, pour chaque construction à Venise, le premier travail consiste à enfoncer dans la vase de la lagune de nombreux pieux.

Un premier pont en bois est donc construit en 1254. Il avait un pont-levis en son milieu. En effet, il fallait qu'il laisse passer les processions et le bateau d'apparât du Doge. Ce, ou devrais-je dire ces ponts, ont dû être reconstruit très souvent car ayant les "pieds" dans la lagune, le bois s'abîmait, puis ils devaient soutenir non seulement les très nombreux passants, mais comme tous les ponts moyennâgeux, des boutiques! Ce n'est que 3 siècles plus tard, en 1591 qu'un pont en pierre sera réalisé. Celui-là même que nous admirons aujourd'hui.

Venise, le 25 février février 2014

Nous voilà donc à Venise après un vrai périple.... Nous avons donc compris hier au  soir pourquoi nous ne pouvions pas faire directement Vintimille-Milan : en raison de fortes pluies il y a environ un mois, un train a déraillé et il y a eu une sorte de glissement de terrain à Andora.

Donc, au lieu de prendre le train direct Vintimille-Milan à 11.00 h du matin, nous avons d'abord pris un train pour Diano vers 8.00 h, puis un bus pour Albenga où nous avons attendu près de 3 heures un train pour Milan. Nous avons bien vu le "désastre" à Andora : la voie recouverte de plusieurs m3 de boue. On se demande pourquoi la SNCF ne savait pas cela... Et l'on nous parle  de l'Europe!!!

Nous avons encore attendu une heure à Milan et enfin avons pris notre train pour Venise que nous n'avons atteinte qu'à six heures passées.. Encore un court trajet en Vaporetto...  et nous voilà enfin à notre hôtel... assez fatiguées, je  dois bien le  dire. Notre hôtel est bien situé (entre le Rialto et San Marco), en plein au coeur des évènements, si l'on peut dire! Il est loin d'être bon marché, mais qu'est-ce qui n'est pas cher à Venise... et puis aller habiter Mestres par souci d'économie fait perdre tout le charme du voyage. Venise, c'est Venise et il faut vivre dans la cité.

Nous retrouvons donc les venelles et les petits canaux et les petits ponts... mais n'avons guère le loisir de les admirer ce soir. Nous traversons juste la  rue pour aller déguster une assiette de spaghetti arrosée d'un bon rouge italien avant de nous coucher. L'hôtel est super, lits très confortables... Où est-il le temps où nous dormions dans les gares ?

A noter que le voyage en train et bus a pris environ 10 heures, mais nous avons été très tranquilles : compagnons de voyage agréables, wagons propres... rien à voir avec le TER Côte d'Azur-Provence.

vendredi 28 février 2014

Vintimille, le 24 février 2014

Voilà, en route pour un autre "petit" voyage. E. m'avait rejointe à Montélimar il y a quelques jours et comme elle ne connaissait pas la région, je lui ai fait visiter quelques hauts lieux drômois, dont Poët Laval, si joli village construit par les Hospitaliers et où, moi, j'ai souvent séjourné pour tenir compagnie à Murphy... Puis, bien évidemment Dieulefit, Grignan et le château de la Marquise et enfin Suze-la-Rousse. Elle a bien apprécié d'autant plus que le ciel était plus bleu que bleu.... Bon, il fait nettement moins chaud qu'à Nouméa, mais dans la journée avec le soleil, c'est agréable.

Aujourd'hui, en fin de matinée, nous avons pris le train direction Marseille où; ayant une heure et demie d'attente, nous avons laissé nos valises à la consigne et sommes parties à pied voir la Canebière et le Vieux Port. Moi, évidemment comme je viens tous les ans à Marseille pour ma  cure thermale, cela n'avait pas vraiment d'attrait mais E. n'était pas revenue depuis sa jeunesse et était contente de revoir les lieux.

 Puis, nous avons pris notre train pour Vintimille. Nous avions décidé de faire ce voyage en train en passant par la Côte d'Azur pour admirer les beaux paysages que nous allions rencontrer.... Ce n'était pas évident du tout car nous n'avions pas réussi à réserver la partie Vintimille-Milan, ni par Internet ni à la gare SNCF... Il allait falloir voir à Vintimille même... C'était un petit risque tout de même de se retrouver bloquées, mais nous l'avons pris.

Pendant le trajet, les paysages étaient au rendez-vous, en plus les mimosas étaient tous en fleurs et avec ce ciel si bleu, c'était magnifique...On ne peut pas en dire autant de la SNCF : les wagons étaient sales et les vitres n'avaient pas été lavées depuis des lustres... Ces TER de la région  Provence-Méditérannée sont au-dessous de tout. D'après les autres voyageurs... "Ils" ont des problèmes. Lesquels? En plus, nous avons pris du retard et n'avons pas pu avoir notre correspondance à Nice. Il a fallu attendre la suivante, ce qui fait que n'avons pas pu voir le Rocher de Monaco ni Menton : la nuit était tombée.

Enfin, une bonne surprise nous attendait à Vintimille : nous pouvions acheter un billet de Vintimille à Milan.

mercredi 5 février 2014

Montélimar, le 5 février 2014

C'est réussi... Pour une retrouvaille avec l'hiver européen, c'est gagné. Des pluies violentes, du vent, beaucoup de grisaille. Pas vraiment du froid, mais pour moi, gelé... Cela fait au moins 8 ans que je n'avais pas mis les pieds en Europe en hiver. L'année dernière, j'avais subi le printemps polaire... mais cette année, c'est carrément l'hiver!

Le bon côté, c'est que Montélimar... c'est Montélimar et non une ville méconnaissable, envahie par des traine-la-savates et autres immigrations estivales qui changent complètement l'atmosphère de la ville. Bon, c'est mortel, mais c'est comme ça! Ha, cela change du gai Bangkok!

dimanche 2 février 2014

Paris, le 3 février 2014

Oui, cela a été un choc. 2°C à l'arrivée à Charles de Gaulle! Mais du soleil!

Le voyage avec Qatar s'est magnifiquement passé : le personnel est si agréable et si efficace, cela change d'autres compagnies! Le seul petit bémol, c'est la zone de perturbation alors que nous survolions l'ex-Yougoslavie et l'Italie. De tels trous d'air que le personnel a dû aller s'attacher lui aussi. Hier soir, aux infos, nous avons vu qu'il y avaient eu des tempêtes de neige et des déluges de pluie dans ces régions... Nous étions dedans! 

samedi 1 février 2014

Bangkok, le 1er février 2014

Je suis à l'aéroport où je suis arrivée assez en avance : avec les blocages, on n'est jamais trop sûr du temps qu'il faudra pour rejoindre un endroit. En réalité, le traffic marche mieux que d'habitude car de nombreux bangkokiens laissent leurs voitures au garage et utilisent les transports en commun. Il y a également, moins de pollution. En fait, comme le disent la plupart des gens, il faudrait que ce soit comme cela tous les jours!

J'ai terminé mes cours de massage en remportant le concours et un peu fatiguée : évidemment, 6 heures de massage par jour!!!! Mais hier, je me  suis bien reposée et me voilà prête à afffronter les froidures européennes!!!

Bangkok, le 29 janvier 2014

Une bonne surprise! En retour de mes voeux pour l'année nouvelle, L., mon collègue de l'Ile des Pins, la première année où je travaillais pour la Ddec, me répond et m'annonce qu'il est à Kho Chang....Il y a quelques années que nous ne nous étions vus car il avait quitté Paris il y a quelques années pour la région de Pau. Il s'occupe d'un Club de plongée pour quelques mois. Mais son contrat se termine et il va aller faire un tour au Cambodge, Laos, etc... Et évidemment, il va passer par Bangkok.

Je lui réserve un chambre au Baan Sabai... et le voilà donc. Nous passons presque 2 jours ensemble. Première soirée à échanger les dernières nouvelles et le lendemain à se balader dans Bangkok. Nous nous sommes baladés dans le quartier, puis nous sommes allés au Wat Arun où je n'étais pas retournée depuis 6 ans, bien que je passe devant des dizaines de fois avec le bateau. Puis, un thé à l'Oriental....Et on peut dire que l'on a bien parlé! On a remis les pendules à l'heure. Et puis, ils sont partis... Mais nous allons nous revoir à Paris, sûr  de sûr!

Comme je mène une vie un peu monotone : Bangkok étant bloquée au centre, j'ai du mal à aller voir mes amies qui habitent vers Sukkhumvit. J'ai donc décidé de m'inscrire à l'Ecole de Massage du Wat Pho pour  suivre le cours de "Oil Massage". J'ai commencé il y a une semaine et demain, c'est l'examen!!!! Ce n'est pas très difficile, le plus dur, comme pour les autres cours c'est de se souvenir de l'enchaînement des gestes. Mais ce qui est pénible, c'est que en bon Thaïs, ils mettent la clim à fond et que je suis obligée de venir avec mon pull d'hiver. Ils finiront à tous avoir un cancer  de la gorge ces malheureux!