lundi 17 novembre 2014

Luang Prabang, le 31 octobre 2014


Déjà la fin du séjour. Tout à l'heure je vais prendre l'avion pour rejoindre Bangkok. Le choix de l'avion s'impose maintenant car les nouvelles dispositions pour les visas font que l'on n'obtient que 15 jours de séjour lorsque l'on entre dans le pays par voie terrestre et 1 mois, par voie aérienne! Ceci depuis environ 2 ans je crois! Cela gêne tout le monde et il feraient bien de revenir sur ces dispositions s'ils veulent continuer à attirer des touristes dans le pays. Le Cambodge donne 1 mois, ainsi que le Laos et La Malaysie 3 mois.






La ville n'a pas changé, toujours un vrai bijou! Une des perles de l'Asie du Sud-Est. Tous ces temples tous plus beaux les uns que les autres dont les toitures donnent l'impression de vouloir atteindre le ciel!

Il y a deux jours donc, après une bonne nuit et un bon petit déjeuner, pour me remettre de ces 13 heures de bus, je me suis promenée toute la journée, le long du Mékong et du Nam Khan. et ai visité quelques temples, dont le plus fameux, le Wat Xieng Thong dont vous pouvez voir la photo ci-dessus, ainsi que la photo d'un mur extérieur représentant l'Arbre de Vie.

Les temples moins importants ont tous leur charme et c'est un vrai plaisir de marcher et de traverser leurs jardins, admirer leurs formes, leurs couleurs, etc... La ville est une vraie merveille. Classée au Patrimoine  de l'UNESCO, elle a été restaurée mais surtout aucunes de ces vilaines tours modernes n'est venue enlaidir le paysage. J'avais adoré Luang Prabang il y a maintenant dix ans, et je dois dire que cette fois-ci encore, je n'ai pas été déçue, ce qui n'est pas le cas partout!

Le soir, j'ai retrouvé G. à la Guest House et nous sommes allés au Spa, recommandé par les patrons. Le Spa n'était pas mal du tout, pareil à ceux que j'avais connus à l'époque à Vientiane. On rentre dans une pièce toute petite chauffée à bloc et toute "enfumée" d'herbes odorantes. Tout est en bois comme dans les saunas scandinaves. Lorsque l'on sort, l'on s'asperge d'eau à grands coups de calebasses. Bien sûr, ici on n'est pas nus comme en Scandinavie mais revêtu d'un sarong que l'on trempe copieusement. Puis on s'allonge sur des chaises longues en bois et l'on se repose en buvant du thé.

Après, nous avions demandé un massage. C'était plus que moyen. Les laotiens sont toujours aussi paresseux, aucun progrès dans ce domaine. Pendant le massage, la fille s'arrêtait, ce qui est tout à fait contraire aux enseignements du massage en Thailande.... J'ai fini par me retourner pour voir qu'elle pianotait sur son mobile! Ils veulent faire comme les Thais, mais ne sont pas à leur cheville! J'aurais pu tomber sur le mauvais  cheval, mais G. a eu la même expérience! Du temps de la colonisation, les français avaient dû faire venir des vietnamiens pour construire les maisons et les routes... et maintenant encore, lorsque l'on voit quelqu'un travailler dur, on peut se dire que c'est un viet!!!



Le lendemain, donc avant-hier, nous avons loué un bateau pour aller visiter Pak Ou, des grottes situées à deux heures de navigation à contre courant sur le Mékong. La balade en bateau est en fait la partie la plus intéressante de la visite. Les grottes elles-mêmes n'ont rien de fascinant à part qu'elles sont remplies de Bouddhas, de toutes tailles et dans toutes les positions






 En route, nous nous étions arrêté à Ban Xan Hay, petit village sur les bords de la rivière célèbre pour son "Lao Lao" ou whisky Lao ou encore alcool de riz. Le village est devenu une attraction touristique et de nombreuses échoppes se sont crées, tissage de la soie, etc.



Nous sommes revenus en faisant un crochet dans la rivière Ou, très pittoresque avec ses hautes falaises.



En fait, une très bonne journée.

lundi 3 novembre 2014

Luang Prabang, le 27 octobre 2014

Me voilà arrivée à Luang Prabang après treize heures de route... pour couvrir à peine 400 kms. J'avais réservé un bus avec transfert depuis le Centre ville pour ne pas avoir à discuter les prix avec des tuktuks à 7.00 heures du matin. Donc, le minibus devait me prendre à 7.00 heures à mon hôtel! Comme rien n'est ouvert avant 7.00-7.30 h, je n'ai pas pris de petit déjeuner... ce que j'aurais largement pu faire car le gars est arrivé à huit heures moins le quart à cause d'un premier client qu'il avait dû attendre car il ne s'était pas réveillé. Ledit client, un chinois, je crois mais je n'en suis pas sûre était sale et vêtu de vêtements élimés et troués et surtout très sales. Chose que l'on ne voit jamais dans ces pays.

Le bus était très confortable, heureusement et je me suis retrouvée à côté d'un français de Brest, G., qui vient souvent voyager dans cette partie du monde car il compte y prendre sa retraite. Il avait des petits gâteaux qu'il a partagé avec moi, ce qui était bien sympa.

Le voyage, bien que très long s'est bien passé. La route n'était pas bonne. A mon avis, elle a été construite par les français et tout juste rafistolée de temps en temps. Elle est pleine de trous et comme l'on traverse des montagnes, c'est une suite de lacets. Le spectacle est magnifique mais les chauffeurs conduisant prudemment, l'on fait du 30-40 km/heure. En plus, on s'arrête souvent pour charger du bois, du ravitaillement, etc.... et c'est un bus VIP.

Nous avons enfin atteint Luang Prabang à 9.00 heures du soir assez fatigués. Evidemment, comme d'habitude, je n'avais pas de réservation... et j'ai pris un tuktuk avec G. qui lui en avait une à la "Manichan Guest House". Le lieu m'a plu et j'y suis donc restée. Un peu plus cher que ce que je paie d'habitude ($ 25) mais thé et café à volonté toute la journée, plus bonbonne d'eau potable fraîche où l'on peut remplir sa gourde et un "gros" petit-déjeuner, d'après Andy, le propriétaire.

Il était 10 heures passées et nous n'avons pas eu le courage de ressortir pour dîner et nous nous sommes contentés, mais cela était bien agréable, d'une bonne bière bien fraîche! 

samedi 1 novembre 2014

Vientiane, le 26 octobre 2014 (bis)

Mon dernier jour à Vientiane! Je me suis encore promenée dans le centre ville et le long du Mékong puis j'ai visité deux monuments que je souhaitais revoir.



Tout d'abord Wat Si Muang, qui abrite le pilier de la ville, en fait représentant un phallus, qui est considéré comme l'esprit protecteur de Vientiane. Ledit pilier est drapé de tissus sacrés et la dévotion des laotiens est toujours très fervente. Ils étaient très nombreux à présenter leurs respects et à discuter avec des moines. Le pays est toujours communiste, mais on ne le saurait pas que l'on ne le devinerait jamais!

A l'arrière du "sim" un mur en latérite également drapé de tissus sacrés daterait de l'époque Khmer!


Autour du sim, de nombreux Bouddhas debouts. C'est bien sûr l'une des positions du Bouddha, mais  c'est vrai qu'en Thailande, l'on voit plutôt des Bouddhas assis, représentant essentiellement le murna de la prise de la Terre à Témoin pour combattre Mara, ou le murna de la Méditation.


Ensuite, je suis allée voir Haw Pha Kaeo, un temple royal spécialement construit pour abriter le fameux Bouddha de jade amené à Vientiane par le roi Setthathirath qui a déplacé la capitale du royaume Lan Xang de Luang Prabang à Vientiane en 1565. Suite à une guerre avec le Siam en 1779, les Siamois ont volé ledit Bouddha qui trône maintenant au Wat Phra Kaew à Bangkok!!!!!

Tous ces temples de Vientiane sont très anciens, mais ils ont tous été brûlé, détruit, rasé, durant les diverses guerres et ce que l'on voit actuellement sont des "restaurations" effectuées par les français dans les années 20-30. C'est pour cela qu'ils ont une allure de "trop neuf", trop flamboyants.

Dans l'après-midi, je voulais aller faire un sauna Lao au Wat Sok Pa Luang.... et j'ai pris un tuktuk pour y aller car c'est un Wat en dehors du centtre ville dans les bois.... Hélas! Le spa a brûlé il y a quelques mois et n'a pas été réparé!!!!! Ca continue avec ou sans les Siamois!

mardi 28 octobre 2014

Vientiane, le 26 octobre 2014

Hier, levée de bonne heure, je suis allée déjeuner d'un excellent croissant et d'un bon café dans la boulangerie voisine, tenue par un français. Toujours pas mal de restos français d'ailleurs, tenus la plupart du temps par des couples mixtes. Les italiens ont également fait leur trou avec leurs pizzas et leurs spaghettis!




Les appellations en français existent toujours, et de nombreux Lao de ma génération parlent français  couramment. D'ailleurs, le policier des frontières avant-hier parlait très bien français. Ils ont également gardé "rue" et ont mis des panneaux un peu partout. C'est facile de s'y retrouver maintenant, quoique Vientiane ne soit pas si compliquée.


Après cela, j'ai encore été faire un tour du centre ville et je suis passée par le Wat Mixai qui offre peu d'intérêt. Peintures neuves représentant essentiellement les étapes de la vie du Bouddha, mais ces jardins qui entourent toujours les temples sont vraiment agréables au milieu de la ville.

Enfin, je suis partie en direction du Wat Pha That Luang, éloigné d'environ 4kms de mon hôtel. Je suis partie tranquillement, j'ai atteint Lan Xang, les Champs Elysées laotiens avec, à une extrémité, le Palais Présidentiel


et à l'autre, Patuxai, copie asiatique de l'Arc de Triomphe de Paris.


En chemin, j'ai visité de nouveaux temples et je suis enfin arrivée à Pha That Luang.


Ce monument est considéré comme le plus important au Laos puisqu'il est un symbole du bouddhisme et de la royauté! La légende dit qu'au 3ème siècle avant J.C., un stupa a été élevé car des missionnaires avaient enterrés un morceau d'os du Bouddha. En fait, les archéologues n'ont rien trouvé de tel, mais ils semble néanmoins qu'il y ait eu un monastère Khmer.

Aujourd'hui, les constructions paraissent trop "flambant neuf" mais il paraît (d'après des récits d'occidentaux ayant visité les lieux) qu'au 16e et 17e siècle, les divers stupas et temples, recouverts d'or étaient magnifiques. Le roi Setthathirath, en déplaçant la capitale du royaume Lan Xan de Luang Prabang à Vientiane au milieur du 16e siècle avait fait construire Pha That Luang paré de toutes les richesses du royaume.


samedi 25 octobre 2014

Vientiane, le 25 octobre 2014


J'ai retrouvé Vientiane, la paresseuse, l'endormie; hier après un très court voyage depuis Nongkaï. Tuk-tuk jusqu'à la frontière, puis bus entre le contrôle Thaï et le Laotien, puis encore tuk-tuk pour rejoindre Vientiane qui est à 20 kms de la frontière.

Il m'a amené dans le centre de la ville au bord du Mékong et après deux essais dans des guest houses qui ne m'ont pas convenu (chambres sans fenêtres), j'en ai trouvé une de sympathique : Souphaphone. Parquets en bois ciré, meubles en bois, grande chambre très propre, télé, wifi, la clim si l'on veut, etc. pour $ 21.

Vientiane qui daterait du IXe siècle a eu un destin mouvementé les siècles suivants : tour à tour occupée par les vietnamiens, les Birmans et les Siamois, elle n'a connu une période de gloire qu'au XVIe siècle lorsqu'elle est devenue la capitale du royaume Lan Xian (Luan Prabang)., puis quelques siècles plus tard lorsque les Siamois ont mis sur le trône Chao Anou.... Mais celui-ci a voulu se débarrasser du joug Siamois et a été battu et en conséquence, la ville a été saccagée en 1828, puis abandonnée. Ce n'est qu'une cinquantaine d'années plus tard que la ville a été restaurée par les Français qui en ont fait la capitale du Protectorat.

J'ai profité du reste de l'après-midi pour aller revoir, le Wat Sisaket, le plus ancien wat de Vientiane car il a été épargné par les Siamois lors du saccage de la ville en 1828; L'on dit que les Siamois n'ont pas détruit ce temple car il leur rappellait leurs  propres temples. En fait, le roi  Chao Anou avait fait ses études à Bangkok et avait fait construire ce temple dans le style pré-bangkoksien en 1820-24.

Puis, je me suis promenée dans le centre ville qui a très peu changé et puis finalement, le long du Mékong. Ils ont construit une grande promenade, sur le même modèle que celle de Nongkaï,  qui n'existait pas il y a 6 ans. Il y a toujours le marché de nuit, qui se niche entre la route et la promenade. Peu d'articles intéressants maintenant. En revanche, les restos que j'adorais, ont été relégués à l'extrémité de la promenade et ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes!

Nongkaï, le 23 octobre 2014


De nouveau au bord du Mékong, comme disent les français ou Mae Khong, comme disent les Thaïs, signifiant fleuve (Mae) Khong. Khong venant d'un mot sanskrit évoquant le Gange. Toujours le bouddhisme! Enfin, quelque soit son nom, il est toujours là, majestueux et immense!

Nongkaï, toujours nonchalante, n'a pas beaucoup changé. Sinon, le manque  de touristes comme partout ailleurs. Quelques vieux comme moi!!!! Mais à part ça, évidemment des Thaïs qui sont en vacances pour le Bouddha Day et des Laos qui viennent au grand marché, toujours bien sympa au bord du fleuve.

Hier, heureusement que P. m'a dit de quitter Baan Sabbai à 5 heures car le trafic était très surchargé.... J'ai vite compris. Le bus était parfois bloqué pendant quinze longues minutes et j'ai mis 2 heures à atteindre Mo Chit! Là, ce n'était pas la panique, mais des dizaines de bus partaient sans discontinuer et il y avait un monde fou, fou, fou! J'ai quand même trouvé mon bus et le reste du voyage s'est bien passé. Le bus était confortable, bien que la climatisation était trop froide et j'ai dormi la plupart du voyage.

mercredi 22 octobre 2014

Bangkok, le 22 octobre 2014

Me voilà dans le hall de Baan Sabbai dans l'attente de partir pour Mo Chit où je dois prendre un bus de nuit pour rejoindre Nongkai. Je voulais bien entendu prendre une couchette dans le train de nuit, puisqu'il n'y a pas de trains la journée, mais tout était complet : demain, le Jour du Bouddha et de nombreux thaïs rejoignent leur famille en province.

Il pleut, mais il pleut, des trombes d'eau. Hier, à Sukkhumwit je me suis fais prendre et c'était pas marrant de traverser ces rues transformées en ruisseaux, d'autant plus que j'avais mis des chaussures en cuir!!!!! Il paraît que c'est la queue du cyclone qui frappe le Vietnam?

J'ai donc passé 5 jours à Kho Samet où je n'étais pas retournée depuis 4 ans. L'île est toujours agréable, mais les prix ont franchement grimpé! J'ai dû vraiment négocier à plusieurs endroits pour avoir un prix raisonnable, enfin rien à voir avec les prix d'autrefois! De même la nourriture est bien plus chère qu'à Bangkok. Bien sûr, ils doivent faire tout venir par bateau, mais enfin, ils se font de belles marges!

Pour les bungalows, je me demande si l'on peut encore trouver ces bungalows en bambou qui étaient bien  confortables et que l'on payait 50-100 baths la nuit!!! Maintenant, ils ont construit.... beaucoup trop d'ailleurs et les bungalows sont en dur avec la climatisation et coûte environ 2.000 baths. J'ai réussi à avoir un petit à 600 baths... Ce qui n'est pas malin de leur part, car il n'y a presque personne. J'étais la seule occupante des 16 petits bugalows, et les grands sont restés bien vides jusqu'au samedi où des familles de Thaïs, venues passer le week-end, en ont occupé 2 ou 3 (sur 40). Je me demande si il vont avoir l'idée de baisser leurs prix ou si ils vont continuer comme cela?

A Bangkok, je vois un peu plus de touristes, mais rien à voir avec la foule habituelle! De plus j'ai lu dans le journal que les  chinois suite à l'accident de la Malaysia et à l'assassinat d'une de leurs compatriotes à Bornéo boudent l'Asie du Sud Est et leur fréquentation a chuté de 30%. On verra bien comment cela évolue, mais je crois que nombres de petites affaires vont fermer!

Pendant que j'écris la pluie se transforme en tornade, avec vent, etc.... C'est sympa, mais j'espère que cela sera terminé dans 2 heures pour aller prendre mon bus!!!!