mardi 29 mars 2011

La croisière - Fjords chiliens





Nous avons quitté Punta Arenas et sommes revenus sur nos pas pour prendre le Détroit de Magellan. Des quantités d'île et d'îlots!!! Enfin, nous sommes dans les fjords chiliens! Hélas, dès le lendemain nous devions déchanter : alors que jusque -là le temps avait été très beau ou du moins acceptable à Punta Arenas, est devenu pluvieux. Un brouillard voile ces petites iles et le paysage est grisâtre, brunâtre.... Ce qui devait être la partie la plus pittoresque de la croisière est malheureusement ratée.



Dans l'après midi, le temps ne s'est pas arrangé, mais nous entrons dans un fjord pour aller vers le glacier Amalia. Le capitaine nous a toutefois prévenus que suivant l'état de la glace, il aviserait jusqu'où nous pourrions aller. Il va mieux le capitaine Marco Carsjens. Et nous allons presque jusqu'au bout du fjord, mais le glacier est caché par la brume et nous ne verrons que des morceaux de glace flottant sur la mer!



En plus, il ne fait pas chaud du tout sur le pont : vent, pluie... On sort quelques minutes et on rentre vite se réchauffer... puis on ressort prendre quelques photos.



Le jour suivant, c'est la même chose : paysages embrumés... Nous passons près de l'île Chiloe où nous ne nous arrêtons pas, mais je garde sa découverte pour une autre escapade en Amérique du sud.C'est une île qui a été isolée pendant 250 ans : à la suite de soulèvements des peuples indiens, à la fin du XVIe siècle, les espagnols ont abandonné l'île et les 200 européens qui y résidaient! Les bateaux n'y faisaient plus escale. Une culture chilote s'est donc développée qui est paraît-il très mystérieuse et intéressante.



Bon rien d'étonnant qu'il pleuve! On nous a annoncé qu'il pleuvait 320 jours par an ici!

Punta Arenas - Quatrième croisière (2)



Après une petite balade dans le centre ville, un petit tour au marché Place de Armas, j'ai visité 2 musées. D'abord Le Museo Noval y Maritima où de nombreuses choses sont expliquées sur les premiers navigateurs. ils ont également une belle collection de machines et d'objet des siècles précédents. Ce qui m'a le plus frappé, c'est la carte de la région où sont pointés tous les naufrages... Incalculables! Pire qu'en Australie!


Ensuite j'ai visité le Museo Regional Salsiano, très intéressant car avec de nombreuses explications sur les indiens... Intéressant! Et aussi sur le rôle de l'Eglise Catholique et sur les missionnaires... Moins intéressant quand on sait le mal qu'ils ont fait aux indigènes (et dont, bien entendu, on ne parle pas).

Enfin, en revenant au bateau, je me suis arrêtée au cimetière qui nous avait été fortement recommandé. En effet, des mausolées pour les riches familles de la ville, mais aussi pour toutes les nationalités qui vivaient là : italiens, espagnols, croates, et... français!

lundi 28 mars 2011

Punta Arenas - Quatrième croisière.



Nous sommes arrivés assez tard à Punta Arenas. Depuis ce retard aux Falklands, nous n'arrivons jamais à l'horaire prévu. Le capitaine dit que nous avons des vents contraires!!! Mais de nombreux passagers disent qu'il ne fait pas d'efforts. Il faut dire à sa décharge qu'il a attrapé une sacrée grippe et n'est pas en forme! Mais il n'est pas seul! Heureusement!


Nous voilà donc au Chili! Nous avons pris le canal Beagle, rejoint le détroit de Magellan, puis nous sommes glissés entre les îles Brunswick et Dawson jusqu'à Punta Arenas. Il nous a fallu tout juste une nuit entre Ushuaïa et Punta Arenas.


Je n'ai pas pris de tours car j'ai assez fait de bus hier! Je suis donc descendue en ville avec cette famille de canadiens que j'ai rencontrée avant-hier. Nousavons pris un taxi collectif pour 3 $ chacun... C'est comme à l'Ile des Pins, les prix pour les croisiéristes sont « adaptés », si l'on peut dire.


Ville de plus de 100.000 habitants, avec de petites maisons de diverses couleurs, mais aussi de superbes maisons cossues construites par les riches éleveurs de moutons. J'en ai visité une et à l''intérieur, on aurait pu se croire à Paris... ou dans n'importe quelle capitale européenne. Ils faisaient venir leurs meubles et leurs divers bibelots d'outre Atlantique! Sûr qu'ils avaient les moyens.



Commentaires

Au fait, je n'ai pas mis la photo de "mon" renard de la Terre de Feu". Vous ne trouvez pas qu'il (elle) ressemble à Bluema? Merci à tous ceux qui m'envoient des commentaires. Je suis en ce moment à Bangkok où nous souffrons du froid! En pleine saison chaude!!! bref, j'ai donc le temps d'écrire sur mon blog malheureusement Chanwitt est parti avec ma clef et je dois me connecter chez les israëliens, et ce n'est pas toujours bon!! En plus il y a une musique à tout casser, surtout le soir!

La croisière - Ushuaïa - Troisième escale (2)



En revanche, je suis allée dans le parc national de la Terra del Fuego... La Terre de Feu! Un archipel en fait et qui a été nommé ainsi par les navigateurs de passage, dont Magellan , parce qu'ils ont vu de la fumée. En fait l'ile était habitée par 4 tribus d'indiens : les Onas, les Haush, les Yamanas et les Alakufs qui faisaient du feu, beaucoup de feu paraît-il pour se chauffer.. Ils ont tous disparu maintenant. Un vrai génocide pour que les société d'élevage de moutons puissent s' établir. Ils étaient là depuis environ 12.000 ans et ce que le climat rigoureux et des conditions de vie très dures n'ont pas réussi à faire à peine 150 ans de colonisation l'a fait!



Ce qui étonne lorsque l'on regarde la carte, c'est de voir la grande île coupée en deux par une frontière tirée à la règle! Comme en Afrique! A l'est l'Argentine et à l'ouest le Chili. Ce petit bout d'Argentine cerné par le Chili, étonnant! Mais ils y tiennent les Argentins à leur petit bout de Terre de Feu. Mieux vaut ne pas s'étonner en leur présence de cette situation!



Donc, dans ce Parc de la Terra del Fuego, la nature est merveilleuse. Rien à voir avec les paysages lunaires que nous avons traversé deux jours auparavant aux Falklands. Ici, beaucoup de verdure. De grands arbres imposants, des fleurs, de l'herbe... Et puis bien sûr de nombreux lacs. Les paysages sont grandioses. Et puis pour peupler tout cela, des quantités d'oiseaux de mer : mouettes (bien sûr), des albatros, des martins pêcheurs mais aussi des cygnes au cou noir, des grèbes, des hérons, des aigrettes... en tout 197 espèces. On rencontre également des renards, des lapins et des castors, mais je n'en ai pas vu bien qu'ils soient trop nombreux et considérés maintenant comme une calamité pour le parc, provoquant des inondations avec leurs barrages.


Nous avons eu un temps absolument magnifique.... avec des températures vraiment élevées : plus de 20°. On nous avait conseillé de bien nous couvrir... et tout le monde était bien trop habillé. J'ai eu beau enlever mon anorak, j'ai eu trop chaud … Je m'étais beaucoup trop habillée et j'ai un peu souffert!!!


Dans le bus, impossible d'ouvrir les fenêtres. Un de ces bus comme on en trouve un peu partout avec des fenêtres fixes. Dieu sait si l'on souffre de cela en Thaïlande... mais je ne pensais pas en souffrir en Patagonie! Encore une conception de ces maudits quarantenaires, qui sont peut-être bardés de diplômes mais qui n'on pas le moindre sens pratique. La température étant montée à plus de 26°, tout le monde ruisselait sous ses pulls et sous-pulls et le chauffeur a été obligé de mettre la climatisation... Economisez l'énergie qu'on nous disent (encore les mêmes).

Ushuaï - Troisième escale




Ushuaïa... La ville la plus australe du monde! Un nom qui a fait rêver des milliers d'aventuriers et qui est bien connu des français... grâce à une émission de télévision. C'est vrai, le site est particulièrement beau, majestueux et la ville sise au fond de la baie ouverte sur le canal de Beagle, vue du bateau, avec ses petites maisons de couleurs pastel est magnifique...mais une fois débarqués, on déchante un peu. Comme tant d'autres, elle a proliféré anarchiquement, la population est maintenant de 56.000 habitants et la circulation automobile est en conséquence. Plein de voitures et des tags sur ces jolies petites maisons, cette lèpre de la décennie.


La ville a été fondée en 1884 et s'est développée autour d'une prison où l'Argentine envoyait ses criminels les plus dangereux. Ceci était aussi un prétexte pour maintenir des militaires sur les lieux... Encore un problème de voisinage avec le Chili!





samedi 26 mars 2011

Le Cap Horn - Février 2011



Nous avons quitté Port Stanley avec plusieurs heures de retard, la sortie de la baie étrait vraiment très pittoresque, de belles plages de sable blanc et une eau très claire, qui donnerait envie de s'y tremper! A cause de ce retard, dont j'ignore la raison, c'est que le capitaine nous a annoncé le lendemain matin que nous ne contournerions pas le cap Horn à 16.00 h comme prévu, mais à 18.00 h.



Nous avons passé la journée à naviguer, la mer était bonne et le temps correct. Sur le pont, évidemment il ne faisait pas chaud, surtout dans le vent et l'anorak était nécessaire.


A 6 heures, toujours rien en vue, et on nous annonce que nous serons au Cap Horn encore plus tard que prévu... Personne n'était bien content, car la nuit bien que n'arrivant qu'aux environs de 9 heures risquait de nous rattraper et donc... pas de vue du Cap Horn. Tout le monde a continué à vaquer à ses occupations car nous longions la côte de l'Argentine et personne n'était bien sûr de reconnaître le fameux cap.


J'étais donc au début de mon dîner, vers 8.30 h quand le capitaine nous a annoncé que le Cap était en vue. Grand branle-bas-de-combat... tout le monde sur le pont! L'archipel était en vue dans le clair-obscur. Rien de très particulier dans le paysage, mais le lieu mythique!


Savez-vous d'où vient le nom de Horn? Hé bien d'un petit village hollandais, Hoorn, dont était originaire Willem Schouten , le navigateur qui a "découvert" l'endroit en 1615. Il recherchait un passage pour Le Maire, un riche marchand qui faisait le commerce des épices avec l'Asie, mais qui ne pouvait pas utiliser les voies alors connues car la"Dutch East India Company" avait le monopole!