mardi 5 septembre 2017

Kuala Lumpur, le 26 août 2017

La dernière soirée à Tekek a été bien arrosée.... Une pluie diluvienne s'est abattue sur l'île pendant plusieurs heures. En plus il y avaient des éclairs énormes sur la mer et des coups de tonnerre les accompagnant.

Hier, j'ai fait le  voyage de retour, Tekek, Mersing puis le bus pour Kuala. Le voyage a été long et en arrivant à Kuala, pas moyen de trouver un bus. Evidemment, je n'étais pas la seule et avec un jeune chinois (qui parlait français!!!!) en tête, nous avons pris un taxi pour le centre ville ensemble!

Et ce matin, encore de la pluie mais je suis allée prendre un "roti" dans un restaurant indien juste à côté de l'hôtel. Qu'est-ce que c'est bon!




Tioman, le 24 août 2017



Quelle belle île et quel calme! Mon bungalow est situé tout au bord de la plage et je m'endors avec le bruit berçant des vagues. J'ai des voisins mais ils sont très calmes. Ici, les bandes de buveurs-chahuteurs, etc.. ne sont pas les bienvenus. Il faut dire que l'île est musulmane et déjà pour avoir une bière, ce n'est pas partout. Les restaurants dans les environs ne servent pas d'alcool mais certains tolèrent que l'on amène sa canette. Bien sûr, on peut acheter de l'alcool dans les magasins chinois!

La population, environ 500 habitants, est musulmane à part quelques commerçants chinois et les femmes portent toutes le falbalas que l'on voit partout maintenant. On voit des femmes entièrement voilées, la boulangère par exemple;... ce n'était pas le cas il y a 35 ans

Donc, les visiteurs sont plutôt des gens intéressés par la nature et surtout par la mer.... qui est superbe! Le soir, ils sont fatigués et ne traînent pas dans les cafés....de toutes façons, il n'y en a pas!
J'étais sur la côte est mais je pense que la côte ouest qui était la première à se développer a un peu plus de distractions nocturnes.

J'étais venue il y a 35 ans mais cela a tellement changé! A l'époque, il n'y avait qu'un hôtel et quelques bungalows. Je n'arrivais pas à me souvenir où j'avais logé jusqu'à aujourd'hui où j'en entrepris la traversée de l'île pour aller sur la côte ouest, à Juara, que j'ai reconnu le lieu de mon premier séjour.... avec bien sûr plein d'hôtels en plus.

Cette fois-ci, j'ai donc résidé sur la côte ouest, à Tekek, où la plage est nettement plus belle que de l'autre côté. A peine à 20 mètres du bord, de magnifiques coraux. J'ai passé ma petite semaine à admirer ces beautés sous-marines. J'ai également fait des sorties en bateau comme à Labuan Bajo et ici aussi, je suis allée de merveilles en merveilles. Autour de petits ilots, des myriades de poissons. Je crois n'en avoir jamais vu autant. Il m'a manqué un appareil photo sous-marin!










mercredi 30 août 2017

Tioman, le 22 août 2017


Je suis arrivé hier à Tioman après un voyage assez fatigant. Je suis donc partie avant-hier de Kuala Lumpur. Je suis allée à la nouvelle Gare routière qui est à 20 bonnes minutes du centre quand il n'y a pas de circulation... sinon on peut mettre bien plus qu'une heure. Les voitures ce fléau mondial! Et ce n'est pas près de s'arrêter avec tous ces constructeurs qui se font un pognon monstre!

Enfin, je suis partie vers 8 heures du matin, donc il n'y avait pas de circulation... ceci pour m'entendre dire que le bus de 9.00 h était déjà complet. Donc, il faut attendre celui de 12.30 h. Evidemment, température polaire mais pas de musique assourdissante comme à Flores ni de personnes qui fument. Avantages et inconvénients du progrès.

Le paysage est assez désolant : des kilomètres et des kilomètres de palmeraies..... de grandes sociétés pour l'huile de palme. Il paraît qu'ils sont en train de brûler Bornéo pour en planter encore plus! J'avais déjà vu cela à Cameron Highlands, lorsque j'y étais allée il y a quelque 7-8 ans. Là, c'est les britanniques qui avaient commencé avec la plantation de thé. Puis les malaisiens ont continué avec des serres sur les kilomètres et des kilomètres, offrant un paysage désolant de toiles couvrant les plantations.

J'arrive à Mersing 5 heures plus tard. Je sais qu'il n'y a pas de ferry à cette heure et vais tout de suite acheter un billet pour le lendemain. Départ 8.00 h mais on doit être présent à 6.30 h. Je loue une chambre dans un petit hôtel  chinois, puis vais manger chez un autre chinois.

Hier matin donc, j'étais à 6.30 h du matin à l'embarcadère avec plein d'autres clients endormis comme il se doit. Il faut présenter son billet à un guichet, puis il faut faire la queue à un autre guichet pour acheter un billet pour les Parcs Nationaux, puis il faut encore faire la queue pour se faire inscrire avec son passeport et enfin à 8.00 h, on monte sur le ferry.

Deux heures de traversée pour arriver sur cette émeraude au milieu de l'océan.


J'ai de la chance : je trouve tout de suite un petit bungalow au bord de la plage.... C'est pourtant le pleine saison!



Kuala Lumpur, le 20 août 2017

L'histoire de la Malaysie est pour le moins complexe. Située à un point de passage inévitable pour le commerce maritime entre l'Inde et la Chine, il est sûr qu'elle a connu tous les "envahisseurs". En premier lieu les marchands musulmans dès le XVe siècle. Le grand amiral chinois musulman fera de nombreuse haltes à Malacca dès 1405 et les souverains se sont convertis à l'islam. Comme pratiquement tous les autres souverains de cette région.

Il faut dire que la répartition des territoires était très différente à cette époque : de nombreux royaumes qui atteignent Sumatra, Bornéo et le Siam, et éventuellement Java. De plus ces différents chefs se faisaient la guerre et des parties de territoires changeaient "de mains" très souvent.

Un siècle plus tard, ce sont les européens qui s'intéressent à l'isthme. D'abord les portugais, puis les hollandais et enfin les anglais. Tout cela pour avoir accès aux épices dans l'archipel des Moluques (maintenant en Indonésie - Mon prochain voyage sans doute?)

Pendant ce même siècle et le suivant, le XVIIe, la rivalité entre le royaume d'Aceh (nord de Sumatra) et Johor (sud de l'isthme) domine la politique. En même temps, ils essaient tous deux de reprendre Malacca aux portugais.

Le XVIIIe siècle n'est pas moins agités avec tous ces rois ou sultans qui essaient tour à tour de reprendre ou d'annexer de nouveaux territoires et les trois pays européens qui n'en font pas moins. Les Birmans ont tout à coup des visées sur le pays ainsi que les siamois du royaume d'Ayutthaya.

Le XIXe siècle verra Malacca devenir britannique (entre temps, elle avait été annexée par les hollandais). Puis les britanniques doivent intervenir dans la production d'étain comme les sultans malais ne voulaient pas que leurs sujets soient employés dans les mines. Ils font donc venir des milliers de chinois (comme en Calédonie les français ont fait venir des javanais pour le nickel).  Puis, il y avaient les palmeraies.... et là idem. Donc les britanniques font venir des milliers d'indiens du sud pour travailler dans ces palmeraies  (idem aux Fidji, où la les anglais ont fait venir des indiens pour la canne à sucre)..

Evidemment, toutes ces populations sont restées sur place, ce qui explique la diversité des religions et des ethnies. Actuellement, il y a 25% de la population d'origine Han, 10% d'origine indienne et 51% de malais. La religion des malais étant l'islam, cette religion domine les autres, bouddhisme et hindouisme. Il y a évidemment quelques chrétiens et des animistes.

La domination britannique qui dura 120 ans a créé la Malaysie actuelle. En 1957, 11 états deviennent indépendants, puis en 1963 une Grande Malaysie est créée avec l'ajout de deux provinces de Bornéo : Sabah et Sarawak, ainsi que Singapour.... qui ne resta dans l'association que 2 ans pour devenir complètement indépendante.

C'est un drôle de pays, où il n'y a pour ainsi dire rien à visiter à part Penang et Malacca, dont j'ai parlé l'année dernière. Tous les touristes que j'ai rencontré s'accordent pour le dire. Mais le pays a cependant un certain charme : des fonds sous-marins exceptionnels et des Parcs Nationaux très bien entretenus. Et puis il y a Bornéo, les sultans blancs, les coupeurs de têtes, les rivières tumultueuses et les arbres gigantesques!

Kuala Lumpur, cette capitale tentaculaire d'environ 1.600.000 habitants n'était qu'un village en 1850, lors de sa fondation à cause des nombreux gisements d'étain dans la région. C'était un campement malsain ravagé par la malaria.

Ce qui explique un peu pourquoi il n'y a pas grand-chose à visiter dans la ville. Pour moi, le quartier le plus pittoresque est chinatown avec sa Petaling Street....




Et les rues alentours avec leurs vieilles maisons anglo-chinoises. 


Il y a aussi l'ancienne gare qui est maintenant transformée en musée et bien sûr les fameuses tours Petronas qui font parler d'elles grâce à leur hauteur mais qui pour moi n'ont pas de charme particulier;.. Encore des gratte-ciels! Je suis passée à côté mais je n'ai pas cherché à les visiter!




mercredi 23 août 2017

Kuala Lumpur, le 19 août 2017

Voilà, après un départ mouvementé... me voilà à Kuala Lumpur, Malaysie : changement de décor!

L'Indonésie est encore malgré l'affluence des touristes restée au siècle  dernier, mais je ne vais pas m'en plaindre. Ce qui ne va pas, c'est qu'ils veulent donner l'impression d'avoir progressé mais ce n'est pas le cas et cela crée beaucoup de problèmes aux étrangers. Comme ce taxi collectif hier. Je dois encore dire que  cela est inhérent à Bali. A Flores et Timor, c'est complètement différent. Ils vivent à l'ancienne mais ils respectent au moins, les horaires.

Bali sera toujours Bali, malheureusement elle a perdu une grande partie de son  charme mais elle n'a pas gagné en efficacité.





J'ai donc pris un bus et après avoir un peu erré dans la ville, demandant mon chemin plusieurs fois, je me suis retrouvée enfin dans Chinatown. Là où j'avais résidé il y a quelques années. Au moins, cela n'a pas changé. Toujours les mêmes boutiques, la même foule, les mêmes petits "food courts"... Bref, j'ai pris une chambre dans le premier hôtel chinois que j'ai trouvé. Je suis en plein milieu du mouvement.

Et je  suis allée enfin diner.... dans un de  ces restos chinois dans la rue.



Ici, on sent un net progrès. Beaucoup de propreté : des poubelles un peu partout et je remarque que les gens respectent. Ce qui n'était pas le cas il y a quelques années. On ne voit plus des bouteilles en plastique traîner dans tous les coins. J'ai vu à la gare que la contravention s'élevait à 25.000 Ringit, ce qui fait tout de même 5.000 Euros, une petite fortune dans ce pays. Et je pense que le règlement est appliqué. En fait Kuala ressemble de plus en plus à son voisin Singapour!


Admirez cette nouvelle gare!!!! Pas un papier par terre!

mardi 22 août 2017

Ubud, le 17 août 2017

Je suis donc arrivée avant-hier soir à Ubud. Avion Labuan Bajo - Denpasar, enfin en passant par Kupang et en changeant d'avion : au total 5 heures de voyage alors que le vol normal ne prend pas une heure. Puis un taxi pour Ubud étant que nous sommes arrivés tard. Plus de bus. J'allais me décider à payer la somme qu'ils demandaient quand une jeune espagnole me dit que je pourrais bien aller avec eux et partager les frais. Evidemment, j'étais d'accord et chance, les responsables du bureau de location également. D'habitude ils refusent ce genre d'arrangements. Il faut toujours gagner le max sur le dos des occidentaux.




Je suis donc arrivée vers 21.00 h aux "Ayu 2 Bungalows" où j'avais réservé une chambre à l'avance à cause de cette haute saison qui n'en finit pas. J'ai eu de la chance. C'est très bien. On passe par un dédale de maisons balinaises et l'on arrive dans ce joli endroit avec une petite piscine. Le personnel est adorable, surprenant dans ce monde si touristique. Et pour $ 15 la nuit, petit-déjeuner compris, on ne peut pas se  plaindre.

Je suis bien dans ce losmen en plein centre d'Ubud. Dès que l'on regagne les rues principales, c'est l'enfer! Je dis toujours que qui veut détruire une culture doit aller prendre des cours à Bali. Les rues sont une suite de magasins de souvenirs pour touristes, de locations de motos, de restaurants, etc... et une circulation assourdissante de voitures et de motos ne cesse de les parcourir. Les trottoirs sont étroits et plein d'embûches, de trous béants. Bref, le piéton doit faire vraiment attention.


La photo ne donne qu'une partie de la réalité. Mais lorsque l'on regarde bien, on arrive à voir entre tous ce falmigondis des traces de la culture balinaise.




des constructions ....





ou des offrandes sur le bord des trottoirs ou sur des murs. Et le cérémonial des femmes qui les déposent. Mais à part cela, on pourrait bien être n'importe où. Le Ubud d'il y a 35 ans, lieu magique, plein de mystères, envoûtant et tout simplement beau, n'est plus!




lundi 21 août 2017

Labuan Bajo, île de Flores, le 15 août 2017






Et hier matin, comme par hasard, je pense à Julie, cette gentile jeune française que j'ai rencontrée aux Philippines il y a près de 3 ans et que j'ai revu quelques fois à Sydney où elle réside et en Calédonie où elle était venue passer les fêtes de fin d'année.

Lorsque nous nous étions vues à Sydney en juin, elle m'avait dit qu'elle pensait aller à Labuan Bajo en juillet-août..... Je lui envoie donc un mail avant de partir pour Rinca et autres îles. Je reviens vers 17.00 h, et surprise j'ai une réponse : elle vient juste d'arriver à Labuan Bajo. Rendez-vous est pris immédiatement et nous passons ensemble avec son frère et sa mère la soirée au Pirate!

Le monde est plein de surprises!

Donc, hier j'avais pris un autre tour dans les îles environnantes comme je l'avais fait avant-hier. Les fonds sous-marins sont vraiment incomparables et il y a tellement d'îlots que l'on ne se marche pas (ou plutôt) nage pas dessus. Ces petits "tours" sont bien organisés : il y a environ 6 clients et tout est prévu, les masques (quoique moi, maniaque comme je suis, je voyage avec le mien), l'eau, le repas de midi et bien sûr des jeunes pour nous piloter.

Avant-hier, nous avons fait 3 stops dans où je n'ai fait que faire du masque-tuba. Rien à visiter sur la terre ferme. Plein de bénitiers de toutes couleurs, de coraux divers et de poissons, à peu près les mêmes que chez nous. Mais.... aussi beaucoup d'oursins!

Hier, en revanche, j'avais pris un tour avec l'île de Rinca incluse dans le programme. Je n'avais pas l'intention d'aller à Komodo où je suis déjà allée il y a 34 ans... mais j'étais assez curieuse  de revoir un de ces fameux dragons. Et nous avons été gâtés.

Lorsque l'on arrive, l'on est pris en charge par deux rangers armés de piquesDès en bois, il faut dire que les bébêtes peuvent être agressives. Et l'on commence une petite promenade d'environ 2 kms dans l'île.

Dès le début de notre marche, nous tombons sur un groupe de dragons endormis, à l'ombre, c'est pourquoi l'on ne les voit pas très bien.



Mais un peu plus loin, nous avons la chance de tomber sur un dragon (une dragonne plutôt) en train de creuser pour atteindre les œufs des oiseaux (des sortes de pintades) viennent de pondre. Le spectacle est  ahurissant : la dragonne qui creuse le les oiseaux qui enterrent! On ne le voit pas très bien sur la photo.


Mon petit Acer n'est pas assez performant pour ce genre de  photos.

Elle nous regarde mais n'a pas l'air d'être perturbée dans son travail.




























Et enfin, au bout de la petite marche, une vue de Rinca et de sa baie depuis une colline. Puis on remonte sur le bateau et on va snorkeller un peu plus loin. Encore superbe. Et on repart encore et encore une nouvelle île et des fonds marins très beaux!