mercredi 30 mars 2011

Puerto Montt - Cinquième escale



L'arrivée à Puerto Montt a été une surprise.... Je déjeunais de bonne heure, pour être à l'heure pour mon tour, au Lido sur le Deck 11 quand le jour s'est levé.... Et le soleil est apparu et s'est mis à luire de tous ces feux. Cette entrée dans la baie était absolument magnifique : la cordillère des Andes et surtout le volcan Osorno se dessinaient nettement sur le ciel enfin bleu.


Nous sommes bien sûr encore arrivés en retard, ce qui s'est ressenti toute la journée parce que cette fois le capitaine voulait partir à l'heure! Mais le temps a été tellement beau et les paysages tellement idylliques que tout le monde a laissé ses griefs de côté.


J'avais donc pris un tour pour visiter les environs et aller au volcan Osorno. Nous avons eu la chance de tomber sur un guide absolument génial. Il nous a expliqué des quantités de choses sur le pays et ne se contentait pas de nous commenter les sites visités. Il avait beaucoup de culture... Il avait fait 5 ans d'étude de littérature à l'Université de Santiago avant de se rendre compte que cela ne lui servirait à rien pour trouver un emploi!!! Il est donc allé dans un Lcée Professionnel!!! Il n'y a pas que chez nous!


Nous n'avons pas vu grand chose de la ville elle-même, car il fallait économiser une heure sur programme horaire... Mais nous avons tout de même vu en passant, plusieurs églises qui nous auraient fait penser que nous nous trouvions plutôt outre-Rhin qu'outre Atlantique.... Une superbe école allemande est venue confirmer nos doutes!!!


Hé oui, Puerto Monte a été fondée en 1853 par des colons allemands! Et pourquoi des allemands? Hé bien, on les a fait venir. Le gouvernement voulait coloniser cette région où régnaient les Mapuches, mais ils ne désiraient pas de colons "d'une de ces puissances maritimes orgueilleuses ou fantastiques, qui pour chaque colon nous envoie un canon" dit un député (Benjamin Mackennna). Donc, exit les français, les anglais et les espagnols. .... Les allemands sont les colons idéaux, car.... la Grande Allemagne n'existe pas encore. Une quantité de petits duchés, comtés, etc.. avant la réunification. Et toute la journée, nous verrons des signes de cette colonisation allemande!


La ville se trouve au bord d'un grand lac, le lac Llanquilhue et a une allure de ville balnéaire. Il faut dire que les vacances battent leur plein et que d'après ce que j'ai pu voir tout au long de mon séjour, les Chiliens partent beaucoup en vacances en famille. Donc, plein de monde sur les plages le long du lac, petits café, restos, musique, etc....


La ville qui a été détruite par un tremblement de terre en 1960 a été entièrement reconstruite! Le guide nous a dit que le Chili était le champion des tremblements de terre. En effet, lorsque l'on regarde la carte, l'on remarque que la faille traverse le pays du sud au nord sur ses 4.000 kms de longueur.

Punta Arenas - Quatrième escale - Peros


Une photo de mes petits amis... Ils étaient endormis sur le trottoir, comme presque tous les chiens que j'ai vus au Chili, et c'est nous qui devons faire un détour pour ne pas leur marcher dessus. Apparemment en bonne santé et bien nourris, ils ne bronchent pas. Nous sommes passés au moins 3 fois à côté d'eux dans l'après-midi sans qu'ils aient bougé. On se demande comment le noir pouvait respirer!

mardi 29 mars 2011

La croisière - Fjords chiliens





Nous avons quitté Punta Arenas et sommes revenus sur nos pas pour prendre le Détroit de Magellan. Des quantités d'île et d'îlots!!! Enfin, nous sommes dans les fjords chiliens! Hélas, dès le lendemain nous devions déchanter : alors que jusque -là le temps avait été très beau ou du moins acceptable à Punta Arenas, est devenu pluvieux. Un brouillard voile ces petites iles et le paysage est grisâtre, brunâtre.... Ce qui devait être la partie la plus pittoresque de la croisière est malheureusement ratée.



Dans l'après midi, le temps ne s'est pas arrangé, mais nous entrons dans un fjord pour aller vers le glacier Amalia. Le capitaine nous a toutefois prévenus que suivant l'état de la glace, il aviserait jusqu'où nous pourrions aller. Il va mieux le capitaine Marco Carsjens. Et nous allons presque jusqu'au bout du fjord, mais le glacier est caché par la brume et nous ne verrons que des morceaux de glace flottant sur la mer!



En plus, il ne fait pas chaud du tout sur le pont : vent, pluie... On sort quelques minutes et on rentre vite se réchauffer... puis on ressort prendre quelques photos.



Le jour suivant, c'est la même chose : paysages embrumés... Nous passons près de l'île Chiloe où nous ne nous arrêtons pas, mais je garde sa découverte pour une autre escapade en Amérique du sud.C'est une île qui a été isolée pendant 250 ans : à la suite de soulèvements des peuples indiens, à la fin du XVIe siècle, les espagnols ont abandonné l'île et les 200 européens qui y résidaient! Les bateaux n'y faisaient plus escale. Une culture chilote s'est donc développée qui est paraît-il très mystérieuse et intéressante.



Bon rien d'étonnant qu'il pleuve! On nous a annoncé qu'il pleuvait 320 jours par an ici!

Punta Arenas - Quatrième croisière (2)



Après une petite balade dans le centre ville, un petit tour au marché Place de Armas, j'ai visité 2 musées. D'abord Le Museo Noval y Maritima où de nombreuses choses sont expliquées sur les premiers navigateurs. ils ont également une belle collection de machines et d'objet des siècles précédents. Ce qui m'a le plus frappé, c'est la carte de la région où sont pointés tous les naufrages... Incalculables! Pire qu'en Australie!


Ensuite j'ai visité le Museo Regional Salsiano, très intéressant car avec de nombreuses explications sur les indiens... Intéressant! Et aussi sur le rôle de l'Eglise Catholique et sur les missionnaires... Moins intéressant quand on sait le mal qu'ils ont fait aux indigènes (et dont, bien entendu, on ne parle pas).

Enfin, en revenant au bateau, je me suis arrêtée au cimetière qui nous avait été fortement recommandé. En effet, des mausolées pour les riches familles de la ville, mais aussi pour toutes les nationalités qui vivaient là : italiens, espagnols, croates, et... français!

lundi 28 mars 2011

Punta Arenas - Quatrième croisière.



Nous sommes arrivés assez tard à Punta Arenas. Depuis ce retard aux Falklands, nous n'arrivons jamais à l'horaire prévu. Le capitaine dit que nous avons des vents contraires!!! Mais de nombreux passagers disent qu'il ne fait pas d'efforts. Il faut dire à sa décharge qu'il a attrapé une sacrée grippe et n'est pas en forme! Mais il n'est pas seul! Heureusement!


Nous voilà donc au Chili! Nous avons pris le canal Beagle, rejoint le détroit de Magellan, puis nous sommes glissés entre les îles Brunswick et Dawson jusqu'à Punta Arenas. Il nous a fallu tout juste une nuit entre Ushuaïa et Punta Arenas.


Je n'ai pas pris de tours car j'ai assez fait de bus hier! Je suis donc descendue en ville avec cette famille de canadiens que j'ai rencontrée avant-hier. Nousavons pris un taxi collectif pour 3 $ chacun... C'est comme à l'Ile des Pins, les prix pour les croisiéristes sont « adaptés », si l'on peut dire.


Ville de plus de 100.000 habitants, avec de petites maisons de diverses couleurs, mais aussi de superbes maisons cossues construites par les riches éleveurs de moutons. J'en ai visité une et à l''intérieur, on aurait pu se croire à Paris... ou dans n'importe quelle capitale européenne. Ils faisaient venir leurs meubles et leurs divers bibelots d'outre Atlantique! Sûr qu'ils avaient les moyens.



Commentaires

Au fait, je n'ai pas mis la photo de "mon" renard de la Terre de Feu". Vous ne trouvez pas qu'il (elle) ressemble à Bluema? Merci à tous ceux qui m'envoient des commentaires. Je suis en ce moment à Bangkok où nous souffrons du froid! En pleine saison chaude!!! bref, j'ai donc le temps d'écrire sur mon blog malheureusement Chanwitt est parti avec ma clef et je dois me connecter chez les israëliens, et ce n'est pas toujours bon!! En plus il y a une musique à tout casser, surtout le soir!

La croisière - Ushuaïa - Troisième escale (2)



En revanche, je suis allée dans le parc national de la Terra del Fuego... La Terre de Feu! Un archipel en fait et qui a été nommé ainsi par les navigateurs de passage, dont Magellan , parce qu'ils ont vu de la fumée. En fait l'ile était habitée par 4 tribus d'indiens : les Onas, les Haush, les Yamanas et les Alakufs qui faisaient du feu, beaucoup de feu paraît-il pour se chauffer.. Ils ont tous disparu maintenant. Un vrai génocide pour que les société d'élevage de moutons puissent s' établir. Ils étaient là depuis environ 12.000 ans et ce que le climat rigoureux et des conditions de vie très dures n'ont pas réussi à faire à peine 150 ans de colonisation l'a fait!



Ce qui étonne lorsque l'on regarde la carte, c'est de voir la grande île coupée en deux par une frontière tirée à la règle! Comme en Afrique! A l'est l'Argentine et à l'ouest le Chili. Ce petit bout d'Argentine cerné par le Chili, étonnant! Mais ils y tiennent les Argentins à leur petit bout de Terre de Feu. Mieux vaut ne pas s'étonner en leur présence de cette situation!



Donc, dans ce Parc de la Terra del Fuego, la nature est merveilleuse. Rien à voir avec les paysages lunaires que nous avons traversé deux jours auparavant aux Falklands. Ici, beaucoup de verdure. De grands arbres imposants, des fleurs, de l'herbe... Et puis bien sûr de nombreux lacs. Les paysages sont grandioses. Et puis pour peupler tout cela, des quantités d'oiseaux de mer : mouettes (bien sûr), des albatros, des martins pêcheurs mais aussi des cygnes au cou noir, des grèbes, des hérons, des aigrettes... en tout 197 espèces. On rencontre également des renards, des lapins et des castors, mais je n'en ai pas vu bien qu'ils soient trop nombreux et considérés maintenant comme une calamité pour le parc, provoquant des inondations avec leurs barrages.


Nous avons eu un temps absolument magnifique.... avec des températures vraiment élevées : plus de 20°. On nous avait conseillé de bien nous couvrir... et tout le monde était bien trop habillé. J'ai eu beau enlever mon anorak, j'ai eu trop chaud … Je m'étais beaucoup trop habillée et j'ai un peu souffert!!!


Dans le bus, impossible d'ouvrir les fenêtres. Un de ces bus comme on en trouve un peu partout avec des fenêtres fixes. Dieu sait si l'on souffre de cela en Thaïlande... mais je ne pensais pas en souffrir en Patagonie! Encore une conception de ces maudits quarantenaires, qui sont peut-être bardés de diplômes mais qui n'on pas le moindre sens pratique. La température étant montée à plus de 26°, tout le monde ruisselait sous ses pulls et sous-pulls et le chauffeur a été obligé de mettre la climatisation... Economisez l'énergie qu'on nous disent (encore les mêmes).